Je hais le 1er mai !

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Quelques premiers mai à ranger au rayon des (très) mauvais souvenirs, tout d’abord…

1er mai 1993 : suicide de Pierre Beregovoy… Drame marquant de la fin de règne mitterrandien. Un homme remarquable, broyé par la pression ou peut-être par un évènement particulier qui ne nous sera jamais révélé.

1er mai 1994 : mort d’Ayrton Senna à Imola. Disparition d’un des plus grand champion de Formule 1, peut-être le plus grand… Personnage un peu particulier, vaguement mystique, que curieusement personne n’imaginait faillible. Ce n’est d’ailleurs pas une erreur de sa part mais une défaillance mécanique qui fut responsable de l’accident. L’immense émotion qu’il a suscité a été planétaire. La mort en direct d’une légende…

1er mai 1995 : mort de Brahim Bouarram, jeté dans la Seine par des militants du Front National.

1er mai 2002 : près de 1,5 million de personnes défilent en France pour manifester contre la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour de l’élection présidentielle. Ce n’est pas la manifestation en tant que telle qui fut regrettable. C’est le fait qu’elle ait été nécessaire.

Traditionnellement cette fête (chômée) du travail est un jour de rassemblement sous l’égide des organisations syndicales, plus ou moins unies selon les années et le climat social de l’époque. La plupart du temps, ces manifestations se passent plutôt bien : les services d’ordre des syndicats remplissent correctement leur fonction et les débordements sont limités. Depuis quelques années pourtant, sur le modèle des manifestations de gilets jaunes, celles du 1er mai dégénèrent systématiquement. Aujourd’hui encore, des blacks blocs hyper violents s’infiltrent dans les manifestations à Paris mais aussi dans d’autres grandes villes, Nantes notamment. Les manifestations dont la raison d’être est parfaitement respectable sont polluées par ces agissements anti-démocratiques, au risque même de les voir disparaître au fil du temps.

Dans le même temps, on doit subir les provocations répétitives des Mélenchon, Le Pen et consorts, qui tiennent des propos sournois incitant presque ouvertement à l’insurrection, les âneries de Francis Lalanne dont on se demande pourquoi les médias lui offrent une telle exposition… Il faudrait d’ailleurs que quelqu’un lui explique ce qu’est exactement une dictature, ce type de régime dans lequel il serait lui-même réduit au silence depuis déjà longtemps. Bref, tout cela créé un climat plutôt irrespirable et suivre l’actualité cette année aura été un véritable calvaire. Ambiance délétère mais on sent aussi beaucoup de résignation, de lassitude.

Vivement demain !

Marc T.

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