Les violences sexuelles sur mineurs ne sont pas des péchés

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Il s’appelle Moulins-Beaufort, il est président de la Conférence des évêques de France, et il a proféré une énormité ce matin sur France Info : le secret de la confession serait, d’après lui, supérieur aux lois de la République.

Le réaction du gouvernement, par la voix de son porte-parole Gabriel Attal, n’a pas tardé : « La réaction à ces propos est très claire, il n’y a rien de plus fort que les lois de la République dans notre pays. Ça tient en une phrase, et c’est très clair (…). Le président de la République a demandé au ministre de l’intérieur de recevoir le président de la Conférence des évêques de France pour que les choses soient clarifiées ».

Diplomatiquement on le dit invité, probablement pour ne pas lui infliger une convocation. Il faut espérer qu’il sera contraint de revenir sur cette déclaration car nous avons assez de problèmes avec les islamistes qui prétendent à longueur de journée que la loi de Dieu est supérieure à celle des hommes pour tolérer de telles dérives de la part de l’église catholique qui serait bien inspirée, après la publication du rapport Sauvé, de faire profil bas.

Monsieur Moulins-Beaufort nous explique que la confession est un moment strictement confidentiel entre le fidèle, le prêtre et… Dieu. On est sur le registre « mon Père, j’ai péché » et du coup « Dieu te pardonne ». Ravaler les violences sexuelles sur mineur au rang de péché est scandaleux.
Il nous dit que seul le secret absolu permet la confession, et dans le même temps que les pédophiles qui confessent leurs crimes sont très rares. Ah bon ? Les prêtres pédophiles, car c’est bien le sujet du jour, auprès de qui confessent-ils leurs crimes, si tant est qu’ils le fassent ? Y aurait-il une sorte de confraternité dans le crime qui permette d’échapper à la justice ?
Et les enfants ? Tout d’abord, y a-t-il encore beaucoup d’enfants dans les confessionnals, et si oui, sont-ils confessés par leur propre pédophile ? Et quand bien même raconteraient-ils au confesseur des agressions autres, de la famille par exemple, puisque celle-ci reste juste avant l’église la première source de malheurs, si quelques années plus tard ils décident de dénoncer les crimes dont ils sont victimes, s’ils se sont confessés de cela, ne faudrait-il pas que le confesseur soit considéré comme complice des crimes en question ?

Tout citoyen, vous, moi, ayant connaissance d’agression sexuelle sur un mineur est supposé agir, est obligé, pour le moins, de dénoncer ces crimes. Et l’église ne doit pas pouvoir échapper à cette règle. Un violeur d’enfants n’est pas un vulgaire pécheur devant l’Eternel, c’est un criminel.

Mr Moulins-Beaufort semble ne pas prendre la mesure de l’invraisemblable désastre dont l’église est coupable. Il n’est pas très éloigné des positions anti-républicaines des islamistes ou de tous autres intégristes qui se croient affranchis de Ia loi des hommes.

Il n’est pas « invité » mais convoqué, et doit être impérativement recadré avec la plus grande énergie.

Marc T.

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